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Le Conapped et l’avenir de la pêche en eau douce à la tribune de la FAO

FAO-Boisneau-2Le passé, le présent et l'avenir de la pêche continentale artisanale étaient en débat, à Rome, en janvier dernier, à l'occasion de la conférence de la FAO (organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur les pêches en eaux douces. Parmi quelque 150 à 200 participants, Philippe Boisneau, président du Conapped, fut le seul pêcheur en activité représentant de la profession.
« Nos remarques les plus générales pouvant concerner toutes les pêcheries dans le monde ont, a priori, pu être intégrées dans les recommandations issues de l'atelier sur la politique des pêches et la gouvernance auquel nous avons participé. Les remarques spécifiques à des situations données, le cas particulier notamment de la pêche dans les eaux intérieures en Europe et en France dans le cadre de la Politique Commune des Pêches, sont exclues en revanche des conclusions des ateliers. » indique Philippe Boisneau.

Aide à géométrie variable

FAO-Boisneau-1Quoi qu'il en soit, des contacts ont été pris. Avec notamment Devin Bartley, Président de la Conférence et coordinateur des questions de gestion des ressources des pêches dans les eaux intérieures dans le Service de la pêche marine et continentale de la FAO, et son collègue Gerd Marmula, ancien secrétaire de la Commission Européenne Consultative pour les Pêches et l'Aquaculture dans les eaux Intérieures (CECPAI), aujourd'hui en charge des pêcheries et de la gestion des ressources des pêches dans les eaux intérieures. « Mes premières relations avec cette commission remontent à 20 ans désormais, commente Philippe Boisneau. J'avais également rencontré certains de ses membres, en octobre 2012, à l'occasion d'un symposium organisé à Hämeenlinna en Finlande où j'avais discuté avec des pêcheurs en eau douce suédois, finlandais et hollandais, poursuit-il. Ceci dit, les discussions avec cette commission ont toujours été vaines. « Essayez de nouveau », m'a conseillé en substance Gerd Marmula, qui m'a présenté au nouveau secrétaire de la CECPAI, Thomas Moth-Poulsen, chargé de mission pêche et aquaculture au Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO ».

La FAO n'a pas vocation à intervenir dans les pays dits « riches », financeurs de l'organisation, dont la France est l'un des principaux contributeurs. L'État français fait le choix de soutenir financièrement les pêcheurs des pays les plus pauvres via sa contribution financière à la FAO. Il montre beaucoup moins de détermination à contribuer à la survie de sa propre petite pêche continentale…