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De l’eau dans la COP

Biodiversite2« N'oublions jamais l'eau. Elle est la face cachée du changement climatique. Le changement climatique, c'est le changement aquatique » lançait le 4 décembre 2015, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, Brice Lalonde, ancien ministre de l'Environnement, conseiller spécial auprès des Nations Unies pour le développement durable et porte-parole du Partenariat français pour l'eau1. Les nouvelles répartitions des populations de poissons, liées aux changements climatiques, pourraient mettre en péril la sécurité alimentaire dans certaines régions du monde, affirmaient en substance, dans les mêmes temps, les chercheurs français, spécialistes des pêches maritimes.
La baisse du débit des rivières et des fleuves, lié au réchauffement climatique, affaiblit incontestablement les populations de poissons.
« Eau et climat, un tout intrinsèquement lié » rappelait encore le Partenariat français pour l'eau, en avril 2015, dans son document de présentation de sa contribution à la Cop 21. « L'eau est la première concernée » par les dérèglements climatiques. « Tous les indicateurs sont au rouge, dans les régions les plus menacées, en France comme à l'international. Ces menaces portent sur la gestion durable des ressources et sur notre capacité à assurer les besoins fondamentaux : accès à l'eau potable et à l'assainissement, à la sécurité alimentaire, à l'énergie, à la santé publique, l'équilibre éco-systémique, le développement social et économique. » indique l'association qui présentait dans la foulée « 25 actions climato-compatibles du monde l'eau », sur, pêle-mêle, le partage de l'eau en montagne, les conséquences du changement climatique sur l'écogéomorphologie des estuaires, la restauration et la préservation de la biodiversité des zones humides... Rappelons juste que ces milieux, « parmi les plus dégradés et les plus menacés au monde », jouent « un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique ». Ils sont, en effet, de véritables puits de carbone. Si elles n'occupent que 3 % des espaces dans le monde, les tourbières « stockent deux fois plus » de dioxyde de carbone, que les forêts qui couvrent, elles, 30 % de la surface du globe.
Les conséquences des changements climatiques sur les ressources en eau sont « une préoccupation majeure les Français » indique le baromètre de l'opinion de décembre 2015 sur « les Français et l'eau ».
« L'accord issu de la Cop 21 doit intégrer l'eau comme un élément central dans sa partie adaptation et l'eau doit constituer un des domaines fondamentaux pour l'attribution des financements climat. » lançait le Partenariat français pour l'eau. Qu'en sera-t-il ?

1. Le partenariat français pour l'eau (PFE) est une association créée en 2007 lors de la Journée Mondiale de l'Eau. C'est une plateforme française d'échanges et de réflexion, qui contribue à mettre l'eau à l'ordre du jour de l'agenda politique mondial et partage, au plan international et de façon collective, les savoir-faire français. Le PFE rassemble aujourd'hui plus de 120 membres, acteurs publics et privés de l'eau.