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En Adour, le saumon se pêche toujours

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L'Adour est le seul fleuve français, de son embouchure à Peyrehorade, une quarantaine de kilomètres en amont, où la pêche au saumon est ouverte aux professionnels. « La saison 2015 a été plutôt bonne, commente Alain Cazaux, président des pêcheurs professionnels en eau douce de l'Adour. Peut-être en raison des nombreuses remontées de saumons enregistrées en 2010 et 2011 ? Ceci est encourageant pour les années à venir. ».

Stricte réglementation

Difficile pour l'instant, à la mi-mai, de se prononcer sur la saison 2016. La pêche n'est ouverte que depuis deux mois. Elle se prolongera jusqu'à la fin juillet. « Nos temps de pêche sont extrêmement réglementés. Nous ne pouvons poser nos filets que cinq jours par semaine, entre 1/2 heure avant le lever du soleil et 1/2 heure après son coucher. Sont également mis en place des temps de relèves hebdomadaires du samedi 18 h au mardi 6 h » précise Alain Cazaux. Soit 24 heures de relève supplémentaires pour les pêcheurs de l'Adour par rapport à la réglementation nationale prévue dans le code de l'Environnement. Dans un souci de gestion des stocks, chaque saumon capturé par un professionnel est obligatoirement bagué et dûment déclaré au Centre national d'interprétation des captures de salmonidés (CNICS). Cette déclaration implique, pour chaque spécimen, de compléter un feuillet déclaratif spécifique et de prélever de 10 à 30 écailles sur le poisson. Cette procédure complémentaire est obligatoire pour les captures de saumon et vise à préciser l'état de la population du bassin sur la base des caractéristiques biologiques des individus déclarés.
En 2015, ce sont 230 saumons qui ont ainsi été pêchés par les professionnels fluviaux. « Les prises des pêcheurs de loisir ne font, quant à elles, l'objet que de simples déclarations et se chiffrent à environ 500 pièces déclarées » indique le pêcheur.

1 pour 1000

Ici en Adour, comme en Loire et sur nombre de fleuves, les alevinages par millions de saumoneaux soutiennent les populations. « On estime que pour voir remonter un saumon sur les frayères, environ 1000 alevins, nés en salmoniculture, doivent être mis à l'eau, quatre à cinq ans plus tôt. Une déperdition imputable à divers phénomènes environnementaux depuis les frayères jusqu'à l'océan.
Côté commercialisation, Alain Cazaux, comme ses collègues d'Adour, écoule ses captures en circuits cours ou à la criée de Saint-Jean-de-Luz. Et quand il en a l'occasion, il déguste volontiers un saumon de l'Adour en papillotes au vin jaune du Jura. « Un délice ! » s'enthousiasme-t-il.