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Un pêcheur de loisir condamné pour avoir vandalisé la voiture d’un pêcheur professionnel

Tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. Audience du 16 janvier 2017

Palais-de-justice« C'est à cause de la pêche professionnelle... » commence-t-il avant que la présidente ne l'arrête, visiblement pas disposée à entendre cet argument de défense du jeune homme. « C'est à cause de la pêche professionnelle... » tente-t-il de se justifier, de nouveau, quelques instants plus tard. Sans plus de succès. Fin 2015, Vincent J., la trentaine, crevait, à quatre reprises, à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), les pneus du fourgon d'un jeune pêcheur professionnel de Saône. Son quatrième forfait, en novembre, lui était fatal. Les gendarmes planquaient. Vincent tentait de leur échapper en forçant le barrage. En vain, là aussi. « J'étais au chômage, j'étais déprimé. J'ai agi sous le coup de la colère » indique le vandale. Un « énervement » qui semble pourtant bien dirigé contre la pêche professionnelle. « Je partage ce constat d'un excellent pêcheur bourguignon. Les pêcheurs pro n'ont plus leur place au XXIe siècle. Ils sont quelques uns à pourrir la vie de centaines de milliers d'autres. Seuls quelques braves parmi nous sont prêts à risquer la prison et de lourdes amendes pour passer à l'acte en les empêchant de faire leur honteux boulot... » pouvait-on lire, le 24 décembre 2016, sur la page Facebook de la GS fishing team, la petite entreprise de guide de pêche de loisir que Vincent « dirige » avec son frère. Il ne se retrouvera probablement pas derrière les barreaux, sauf - et encore - à ne pas effectuer les 105 heures de travail général auxquelles le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône l'a condamné. La peine de travail d'intérêt général pourrait alors se transformer en trois mois de prison. Il n'échappe pas, par contre, à la relativement lourde sanction financière. Pour solder ses forfaits, le pêcheur de loisir doit, en effet, débourser, tous frais confondus, quelque 2500 €.

Frédéric Véronneau